| VANCOUVER 2010 A L'ESPRIT DEVELOPPEMENT DURABLE |
| Tendances - Développement durable |
| Patrice Vans |
| Jeudi 11 Février 2010 |
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Alors quelles sont les mesures qui ont été prises en faveur de l'environnement, quelles sont celles qui sont faites pour durer et donner ce fameux exemple au monde ? Les infrastructures tout d'abord : construites sur les critères Leed (Leadership in Energy and Environmental Design), elles suivent le standard désignant les bâtiments à haute qualité environnementale. "Un bâtiment écologique est un immeuble sain conçu, construit et exploité de manière à réduire son impact général sur l’environnement et à accroître le mieux-être de ses occupants." En clair "concevoir des bâtiments qui consomment moins d’énergie, d’eau et de matériaux, qui contribuent à la réduction des empreintes des sites et à la réduction des déchets et des émissions de gaz et qui utilisent moins de substances toxiques." lit-on sur le site officiel de Vancouver 2010. Les efforts portent sur de nombreuses thématiques comme, bien entendu, un choix intelligent de sites réutilisables par la suite (en privilégiant les sites bruns plutôt que verts) , la protection de la faune et de la flore, on citera notamment la protection des grizzlis lors de la construction de pistes de ski ou la sauvegarde de plantes rares. Des stratégies et des pratiques de construction et de gestion respectueuses de l’environnement ont été mises en place afin de veiller à ce que les effets soient atténués sur la biodiversité. Sensible à l'environnement, on l'aura compris, le COVAN a également souhaité qu'une organisation indépendante ait un rôle de surveillance des activités liées à la protection de l'environnement. Ainsi cette dernière vérifiera concrètement l'utilité, l'avancée et les défauts de ces actions. Parmi les actions les plus en vue : faire en sorte que chaque acte quotidien engagé par une personne présente sur le site consomme le moins de CO2 possible. Un nouveau système de distribution de l'électricité a ainsi été conçu mais aussi un nouveau système de transport impliquant des projets visant à dissuader l’accès motorisé aux événements. Et histoire de montrer l'exemple, le bureau du COVAN lui-même utilise des véhicules écologiques pour partie de son parc. Enfin, situation devenue classique aujourd'hui, la gestion des déchets a été pensée afin d'arriver à l'objectif "zéro déchet". Mais le développement durable n'est pas seulement une question de protection de l'environnement même si la réduction de l'émission de CO2 reste l'objectif n°1 de ces jeux olympiques d'hiver. Le volet social a beaucoup d'importance. "Le COVAN collabore avec des groupes de gens des quartiers défavorisés, ayant un handicap, à risques ainsi que des Autochtones afin d'identifier des objectifs qui assureront l'inclusivité de ces derniers dans le cadre des Jeux et lègueront un héritage durable." : l'accessibilité est le maître-mot pour disposer de sites, de transports et même d'un site web accessibles pour les personnes en situation de handicap entre autres et le soutien apporté aux populations défavorisées est mis à l'épreuve. Ainsi le COVAN a signé une "déclaration d’engagement concernant l’adoption de pratiques inclusives à l’égard de la population des quartiers défavorisés". 37 engagements ont été pris afin de préserver l'adoption et l'équité pour tous les Britanno-colombiens. Trop nombreuses à détailler ici, elles peuvent concerner les tarifs accessibles ou le "zéro sans-abris" du aux jeux. Cela peut conduire aussi à l’établissement d’un nouveau parc de logements sociaux ou à l’acquisition d’immeubles existants en vue de protéger le logement à prix abordable, entre autres. habitants des quartiers défavorisés comme entreprises y siégeant bénéficient de mesures économiques visant à les privilégier en créant des avantages sociaux, économiques et environnementaux. Concrètement la "Building Opportunities with Business Inner City Society", financée par la vile de Vancouver a été créée et offre notamment des possibilités de perfectionnement des compétences : 800 personnes et 4,8 millions de dollars en formation, près de 600 offres d’emploi et 2,6 millions de dollars d'occasions d’affaires apprend-on sur le site officiel de Vancouver 2010. La population autochtone n'a pas été oubliée. En ce sens, de multiples partenariats ont été tissés afin de permettre à cette population de participer activement aux jeux. « La participation des Autochtones est un phénomène nouveau dans le Mouvement olympique, ce qui représente pour nous un défi important, car nous ne disposons pas de modèles à suivre ni d'indicateurs nous permettant de mesurer notre réussite. La participation des Autochtones aux Jeux passés, comme ceux de Calgary et de Salt Lake City, s'est surtout faite sentir lors des cérémonies et des programmes culturels. Nous prévoyons d'aller encore plus loin et de placer la barre plus haut dans l'espoir que les prochains comités d'organisation puissent s'inspirer de notre expérience et en tirer des leçons. » a déclaré Gary Youngman, directeur conseil à la participation autochtone. Nombreuses sont encore les actions apportées pour faire de ces jeux un rendez-vous international à vocation durable, de quoi nous permettre d'appréhender que l'organisation d'un grand événement sportif n'a plus seulement une vocation sportive mais que ses conséquences sont multiples sur la société qui nous entoure et sur celle de demain. Pour en savoir plus, consultez le site officiel de Vancouver 2010. Découvrez la vidéo "Vancouver parcours durable" |










